Conseils 2.0 : aime mieux prêcher par le trop peu que par le trop

Huitième billet autour des maximes de Baltasar Gracian, jésuite vivant au XVIIe siècle, adapté au monde de l’entreprise 2.0

Comme pour tout projet innovant dont on attend beaucoup, il est facile de céder à la tentation de survendre ses impacts et ses résultats. On espère ainsi convaincre le plus de monde possible et arriver à une forme de prophétie auto-réalisatrice. N’ayant pas de retour d’expérience à vendre en interne, on promet beaucoup, partant inconsciemment du principe que

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient

Rien n’est plus faux, ce type de projet repose sur la confiance. Ne pas tenir ses engagements, ou effets d’annonce, va à l’opposer de ce que vous vous proposez de mettre en place. Cela ne vous empêche pas de voir grand, mais il faut raison garder. Vos partenaires seront d’autant plus impressionné s’ils vous ont suivi sur du tangible et qu’au final vous avez dépassé les espérances et résultats attendus.

Mieux vaut une bonne surprise qu’une désillusion. Car au final, même si c’est un succès mais que vous êtes en deçà de l’effet d’annonce, vous aurez toujours plus de déçus. En plus vous prêterez du coup plus facilement le flanc à vos détracteurs. On peut sans doute vous pardonnez un « échec », pas une tromperie.

Cette série de billet est inspiré de l’ouvrage Entreprendre et innover 52 conseils éternels d’après les maximes de Baltasar Graciande Jacques Birol