Quand vous commencez un projet social business, vous ne vous rendez pas compte de l’ensemble des obstacles que vous allez devoir affronter. Sinon il y a des chances que vous renonciez avant de commencer, tant la montagne à escalader peut sembler importante à gravir (ce qui est vrai et faux). D’ailleurs, bien souvent les entreprises ne se rendent pas compte que si elles vont au bout de la logique d’un projet d’entreprise 2.0, cela ne signifie pas installer un outil pour fluidifier la circulation de l’information et permettre une liberté d’expression encadrée, mais bien transformer son organisation et l’ensemble de ses processus business.
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Le risque à ne pas investir dans le social business
Aujourd’hui, comme tous les vendredi, toujours dans le cadre de nos petits détours par le monde anglo-saxon, de nouveau avec Jacob Morgan pour un article sur le RONI (Risk on non investing) de l’entreprise 2.0. On nous demande souvent qu’elle est le ROI du social business, il arrive, mais c’est rare, qu’on entre par cette entrée du RONI : ce que l’entreprises a à  perdre  à ne pas investir dans le collaboratif. Voyons les arguments en détails de Jacob.
Entreprise 2.0 : s’inspirer des start up, vraiment ?
Ca fait un bout de temps que je voulais écrire cette article, en fait depuis avant les vacances d’été quand j’étais intervenu chez Dassault Systemes autour de la transformation des organisations (Dassault Systèmes mène une vraie réflexion autour de cette question en lien avec 3DSwym). Puis en lisant le titre de l’article de Cécile Demailly, les grandes entreprises devraient s’inspirer des start up, ça m’a convaincu de le faire, juste pour recadrer deux ou trois trucs.
Social business et bouddhisme
Durant la crise financière, de nombreuses entreprises se sont tournées vers des philosophes, des penseurs religieux pour réfléchir à la façon de gérer leurs affaires différemment (cela nous renvoi un peu à ma série de billets sur Baltasar Gracian). De nombreux « sages» bouddhistes, au delà du seul Dalaï Lama, ont donc donné un certain nombre de conférences. Parmi elles, un moine bouddhiste zen Vietnamien, Thich Nhat Hanh, qui à l’époque avait été proposé comme Prix Nobel de la paix par Martin Luther King. En lisant ces interventions, regroupées dans un ouvrage intitulé L’art du pouvoir, fortement orientées sur les enseignements du Bouddha Sakyamuni adapté au management, il m’a semblé important d’en reprendre une partie, qui répondent parfaitement aux enjeux d’un projet social business. De plus, il y a quelques temps j’avais discuté avec Susan Scrupski et nous avions échangé autour du bouddhisme et de l’entreprise 2.0, sans compter qu’il y a quinze jours, j’ai lu un article s’intitulant social business et éveil. Voici les principaux points de cet enseignement en lien avec notre problématique.
L’entreprise digitale, une réponse à la crise ?
Je dois dire que si Patrick Ferraris, le patron de la transformation digitale chez Cap Gemini, ne m’avait pas présenté cette étude réalisée conjointement avec le MIT Sloan Management intitulée Digital transformation : a roadmap for billion-dollar organization, je serais sans doute passé à côté. Cette étude a été réalisée au sein de 50 compagnies (certains uses cases sont largement présentés) dans 15 pays différents, tous secteurs confondus (soit 157 interviews de top managers). Pour résumer, les entreprises digitales sont celles qui réussissent le mieux dans leur secteur, pour répondre à la pression des marchés qui est croissante. Voyons donc les principaux enseignements de cette étude.
